Catégories : Expertise DSIPar Tags: , Commentaires fermés sur MVP : une étape incontournable de l’édition de logiciels

Avec le temps, l’activité d’édition de logiciels s’est largement recentrée sur le Produit avec un grand P. Aujourd’hui, la vision Produit doit non seulement répondre à une compréhension du marché mais doit aussi rester agile et s’adapter à la réalité commerciale du terrain. Dans ce contexte, le MVP (Minimum Viable Product) est devenu incontournable.

Le modèle de Startup qui passe des années à définir une idée de produit, à développer le concept jusqu’à investir un budget conséquent dans la production, avec le risque in fine que le produit ne rencontre pas le succès attendu, est révolu.

Eric Ries, un ingénieur et entrepreneur en série, a développé une méthodologie basée sur les principes du Lean pour aider les start-ups à réussir. En 2011, il a rassemblé ses idées dans livre intitulé « The Lean Startup ». Il s’agit de 5 principes fondamentaux qui visent à permettre aux start-ups d’être plus souples et plus adaptables face aux changements, le constat étant qu’aucun business plan n’est véritablement en phase avec les besoins du marché.

Les 3 étapes fondamentales du Lean startup sont tout d’abord de construire, ensuite de mesurer, puis enfin d’apprendre avant d’entamer un nouveau cycle de construction. C’est ce que l’on appelle la boucle ‘build-measure-learn’.

La première phase dite de construction consiste à produire un Minimum Viable Product (ou MVP).

Comme le précise Ange Guyader, CTO as a Service

L’origine de l’idée d’un MVP peut être, par exemple

  • un outil spécifique
  • la rationalisation des outils
  • la création d’un besoin…

Concrètement, lors de cette phase, il s’agit de se focaliser sur les aspects les plus importants et, surtout, les fonctionnalités essentielles et principales pour

  • passer de l’idée à un produit utilisable, fonctionnel et ‘viable’
  • le tester auprès d’utilisateurs ou clients réels
  • recueillir un maximum de feedbacks

 

Cela permet de valider les grandes lignes du projet et de s’assurer que le produit répond à un réel besoin, avant même d’entamer un développement logiciel, qui sera toujours long et coûteux au cours de sa durée de vie.

Cette stratégie de vérification permet, non seulement un réel alignement entre le produit et sa cible, mais elle assure aussi de se centrer sur le besoin utilisateur tout en identifiant et minimisant les risques.

 

Développement produit agile avec le MVP

Le MVP (produit minimal viable) fait partie de ce qu’on appelle le développement produit agile. Plus qu’une méthodologie de gestion de projet, l’agilité est un état d’esprit à adopter avec, pour principal objectif d’optimiser l’alignement des équipes et d’éviter l’effet tunnel. L’agilité permet également de répondre plus rapidement aux éventuels imprévus tout en limitant la complexité du fait du découpage du projet en tâches atteignables. Ainsi, l’équipe de développement peut changer de cap si le projet le nécessite. Le concept du développement de produit agile est également marqué par les éléments suivants :

 

  • Il est itératif : le développement itératif implique de rythmer le déroulement d’un projet en procédant par un certain nombre d’étapes, cycles, ou itérations, qui permettent de ne pas aborder toute la complexité en une fois
  • Il est incrémental : on ajoute graduellement de nouvelles fonctionnalités et on livre tout au long du projet
  • Il permet des adaptations rapides et immédiates.

 

Le MVP (produit minimal viable) : une question de définition

Les grandes entreprises également optent pour une gestion de projet en mode agile, voire, même, pour la mise en place de l’agilité à l’échelle, afin de réduire au maximum les risques d’investissement dans un produit ne correspondant pas au marché.

L’adoption d’un MVP d’une grande entreprise installée et bénéficiant déjà d’une image ne nécessite pas le même effort que lorsqu’il s’agit d’une startup. Dans ce cas précis, le MVP ne peut compter que sur sa proposition de valeur et doit remplir, au minimum, sa ou ses fonctions de base.

 

La signification et l’emploi de l’expression « Produit minimal viable » ont évolué avec le temps. Comme il s’agit avant tout de concevoir à moindre coût, dans un délai le plus rapide possible, un produit capable de non seulement répondre à un besoin mais aussi de séduire le client, l’aspect concurrence entre également en ligne de compte. On a donc vu des déclinaisons de MVP en MAP (Minimum Awesome Product) ou encore MLP Minimum Lovable Product car selon les cas, les clients ne sont contenteront pas de la fonctionnalités de base mais auront besoin d’un petit supplément d’âme.

La pyramide des besoins, plus connue sous le nom de Pyramide de Maslow, montrent les exigences minimales qu’un MVP doit satisfaire. Pour qu’un client achète un produit, il faut que ce produit réponde à un besoin que l’entreprise pourrait avoir créé. Le client doit, par ailleurs, avoir le sentiment qu’il lui manque quelque chose. Une fois qu’ils ont couvert leurs besoins essentiels comme se nourrir, dormir et être en sécurité, la plupart des gens recherchent autre chose, par exemple une touche de luxe ou une reconnaissance sociale. On peut représenter la demande de tels produits ou de telles prestations dans des pyramides de besoins.

 

Le MVP n’est pas forcément la recette miracle

Il y a des écueils à éviter. Par exemple, voici quelques situations problématiques possibles :

  • Le MVP fonctionne correctement mais il ne résout pas le problème de l’utilisateur. Le MVP ne répond pas au besoin ciblé, le client va se détourner du produit.
  • Le MVP cible un public trop large : une trop grande quantité d’informations entraine des difficultés à recueillir un feed-back constructif avec trop d’avis différents et donc potentiellement trop de fonctionnalités à développer
  • Le MVP est validé mais vous n’avez pas assuré sa promotion : vous devez écouter les avis, améliorer votre produit avec des nouvelles versions et le faire savoir. Il n’y a pas de magie, si vous vous contentez d’attendre le client, il ne se passera rien.
  • Vous estimez que votre MVP est parfait et vous ne tenez pas suffisamment compte du feed-back de vos clients. Alors la démarche est inutile
  • Au contraire, vous êtes constamment en train de changer d’avis, d’ajouter des nouvelles fonctionnalités, d’intégrer de nouvelles personnes dans l’équipe…. Peu de chances que la version finale du produit sorte un jour

Le but du MVP n’est pas d’être parfait mais fonctionnel pour vérifier l’adéquation avec le marché, obtenir des retours et continuer le développement en intégrant les feed-backs

 

Chez SoftFluent nous sommes convaincus que l’activité Produit mérite d’être challengée et aidée tout au long de la croissance d’un éditeur. Et c’est tout le sens de notre approche que de proposer une offre complète allant de la due diligence au management technique de transition en passant par du conseil en organisation, de l’accompagnement longue durée et la mise en place d’équipes hybrides complètes pour de grands projets de transformation notamment vers le cloud.

C’est tout l’objet de l’offre que nous appelons « CTO As A Service »

Comme l’explique Jean-Marc Kérisit, Directeur de l’offre investisseurs

Dans ce cadre, nous nous intéressons particulièrement à la définition de MVP, car nous savons à quel point cette étape est clé pour apporter rapidement une solution sur le marché. Ainsi, un consultant CTOaaS vous aidera à répondre aux questions essentielles sous-jacentes comme :

Quels sont les besoins fondamentaux de votre cible ? En termes d’utilisateurs, mais aussi en termes de managers ou décideurs chez vos clients.

Quelle valeur prétendez-vous apporter ? Quelles sont les fonctionnalités minimales nécessaires pour apporter cette valeur réellement ?

Votre idée de produit touche-t-elle le cœur d’un créneau commercial, ou bien est-elle sans intérêt pour un groupe cible ?

Quelles sont les fonctions que vos clients potentiels souhaiteraient voir ajoutées au produit ?

Ne ratez plus aucunes actualités avec la newsletter mensuelle de SoftFluent